L’Académie Kabiyè a tenu du 27 au 30 juillet 2020 à son siège à Kara, la session annuelle ordinaire. Le thème de la rencontre est : « Adoption des activités de promotion de la langue et de la culture kabiyè et évaluation du plan d’action 2017-2021 ». Ceci, conformément à l’intervention 3 du Plan d’Action 2017-2021 de l’AK, et dont l’une des activités est : « Consolider l’intervention du Kabiyè dans les médias). L’objectif général de la session était de valider les activités de promotion de la langue et de la culture kabiyè et évaluer le plan d’action 2017-2021. Les objectifs spécifiques qui en découlent sont notamment de valider les types de médias et les interventions dans les médias pour la promotion du kabiyè; valider le répertoire des différents types d’acteurs de la promotion de la langue et de a culture kabiyè; valider les types de relations à entretenir avec les associations, groupes et réseaux de promotion du Kabiyè; définir clairement les activités que doit mener l’Académie Kabiyè dans le sens de l’établissement et du maintien des relations avec tous les acteurs; valider la feuille de route détaillée sur deux ans et répartir les tâches; valider les pistes de travail pour s’approprier Kabiyè Wikipediya et l’alimenter continuellement; évaluer le plan d’action 2017-2021. La rencontre a connu deux étapes : la cérémonie d’ouverture officielle et le déroulement des travaux. Cérémonie d’ouverture Le mot d’ouverture a été prononcé par le Préfet de la Kozah, Colonel Hèmou Badibawou Didier BAKALI. Il a remercié l’Académie Kabiyè pour la tenue régulière de sa Session annuelle qui est la marque de sa volonté de se battre toujours à atteindre ses objectifs. Il a rendu hommage à tous les acteurs de la promotion du kabiyè depuis les premières heures de son écrit : « Ɖooo kɩbɩma tɛ panañaɣʋ nɛ pɛ-tɛ lidaʋ pɔ-yɔɔ’lɛ, sɔnɔ pɩtalɩna-mɩ ». Comme dans une course de relai, il a exhorté les membres de l’Académie à maintenir la flamme. Afin que la langue et la culture kabiyè s’étendent et s’exportent tout en bénéficiant des apports d’autres cultures. M. BAKALI a invité les participants au respect des gestes barrières de la maladie à Coronavirus (COVID-19). A ce propos, il a fait don d’un dispositif de lave-mains à l’Académie Kabiyè, aussitôt mis en usage au siège. Dans son mot de bienvenue et de présentation de contexte, le résident de l’Académie Kabiyè, Mandjatom Tchao ALAYI, a remercié tous les invités pour leur présence effective à cette cérémonie, notamment le Préfet, les représentants des Communes Kozah 1 et Kozah 2, le représentant de la Société Internationale de Linguistique (SIL-Togo), etc. Parlant de la promotion de la langue et de la culture Kabiyè, le Président a évoqué certaines actions et quelques acquis de l’institution: notamment l’acquisition des sièges le 29 décembre 2011 à Kara et 2016 à Lomé (mardi 15 mars 2016 : Le Président a reçu l’arrêté octroyant aux académies éwé et kabiyè un local au sein des Examens et Concours comme siège de travail); le site Internet officiel www.academiekabiye.org officiellement lancé le 28 janvier 2020; la publication de quelques livres dont les plus récents sont Kabɩyɛ tɔmbemaʋ nɛ yɔɔdaɣbaɣtʋ (orthographe et grammaire kabiyè) et la deuxième version de Fransɩɩ-Kabɩyɛ tɔmbetakayaɣ (mon livret de vocabulaire français-Kabiyè) parus tous les deux en juin 2020. Il a salué les apports des Kabiyè de par le monde dont la publication du dictionnaire français-kabiyè par Dr KARABOU Potchoziou, l’organisation d »événements culturels par la diaspora kabiyè à l’instar de kiyenna aux Etats Unis (depuis 2918) et de Kamou en Belgique (en 2019). Parlant de la promotion, M. ALAYI a cité Internet et les réseaux sociaux qui sont hautement utilisés par l’Académie et les communautés et regroupements de Kabiyè à travers le monde : surtout Facebook et WhatsApp. Il est revenu sur le Wikipédia Kabiyè qui été lancé en juin 2014, sur une initiative de M. Gnasse Atinèdi, actuel Secrétaire Général de l’Académie Kabiyè. Il a demandé une minute de silence en hommage à Emmanuel PIDASSA, cet inconnu, amoureux de sa langue, l’administrateur principal du Wikipédia Kabiyè, rappelé à Dieu dans un accident de la circulation de la route le 27 juin 2019, à l’âge de 46 ans. Il a enfin adressé les gratitudes de l’Académie au chercheur franco-britannique David ROBERTS qui a fait du Kabiyè Wikipedia son affaire personnelle et qui avait pour assistant Pidassa Emmanuel. David ROBERTS, a-t-il dit, a publié deux livres en kabiyè en 2014 : l’un sur le parler du kabiyè, l’autre sur la conjugaison des verbes kabiyè qui font suite à une thèse soutenue plus tôt sur les difficultés dans la lecture du kabiyè et des propositions pour résoudre ces difficultés. Les travaux Les travaux ont été dirigés par le Président de l’Académie Kabiyè, Mandjatom Tchao ALAYI, qui était assisté de la Vice-Présidente, Mme Balaïbaou KASSAN, et du Secrétaire Général, Atinèdi GNASSE. Le rapport était assuré par le Secrétaire Général Adjoint, Yoma BOLOBEÏ. Les travaux ont commencé avec les points inscrits à l’agenda. Les discussions ont eu lieu sur les deux livres sui venaient de parapitre : Kabɩyɛ tɔmbemaʋ nɛ yɔɔdaɣbaɣtʋ (Orthographe et Grammaire Kabiyè) et Fransɩɩ-Kabɩyɛ tɔmbetakayaɣ (Mon Livret du Vocabulaire). La procédure de distribution a été discutée. Point par point, l’Académie a adopté les interventions dans les médias pour la promotion du kabiyè, la liste des acteurs de promotion de la langue et de la culture kabiyè, les relations à entretenir avec les associations, groupes et réseaux de promotion du Kabiyè, de même que les actions à mener par l’Académie. Ils ont également défini à la fin une feuille de route pour la mise en œuvre des activités. A la suite, le Plan d’action a été évalué et les résultats suivants en sont sortis : 30 activités réalisées sur 60 dont 08 en cours de réalisation, soit 63% de taux de réalisation. Les travaux ont été clôturés le jeudi 30 juillet 2020 par le président de l’Académie qui a remercié tous les participants pour l’atteinte des objectifs de la session.
TOGO : L’Académie kabyè valide de nouveaux documents à Kara.
L’Académie de langue kabyè du Togo a validé ses documents de grammaire et d’orthographe ainsi que de nouveaux mots de vocabulaire. C’est lors de sa session ordinaire de trois jours qui a pris fin vendredi 12 juin à Kara, 420 Km de Lomé la capitale togolaise. La session de l’académie a consisté à passer en revue les éléments de grammaire, d’orthographe et les nouveaux mots ajoutés au livre de vocabulaire kabyè intitulé ‘’Mon livre de vocabulaire’’. L’objectif étant d’adapter le vocabulaire, la grammaire et l’orthographe à l’évolution de la langue et à l’avancée de la technologie. « Il est question de passer en revue tous les éléments que les membres de l’académie ont adopté pour leur amendement et validation en vue de sortir des documents » a expliqué Kassan Balaibaou, enseignante linguiste et vice-présidente de l’académie de langue kabyè. « Nous avons le contact des autres peuples et avec la nouvelle technologie, il nous faut trouver le vocabulaire adapté pour éviter à la langue d’être en retard au risque de mourir (…)» a-t-elle ajouté. L’académie kabyè se donne l’objectif de renforcer la recherche et produire les documents nécessaires pour faire avancer l’enseignement de la langue. Elle est reconnue comme institution rattachée au ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche au Togo en mars 2012 suite à la réforme de l’enseignement en mai 1975, de son appellation de groupe d’étude de langues éwé et kabyè en mai 1977, de comité national de langue kabyè en avril 1983.
Première session 2013 de l’Académie Kabiyè
La première Session Ordinaire de l’année 2013 de l’Académie Kabiyè au Togo s’est déroulée à Kara dans le Quartier Agamadè du 29 juillet au août 2013. Le thème de cette rencontre est : Fixer la langue faire le point sur le vocabulaire et valider les nouveaux mots de la langue kabiyè ». En effet, les activités de l’année 2012 de l’Académie kabiyè ont permis de relever la nécessité de poursuivre la réflexion sur la nécessité de fixer la langue et de contribuer ainsi à élargir le champ du vocabulaire kabiyè. Cela a un double avantage : premièrement, permettre aux usagers de la langue d’utiliser les mêmes concepts pour désigner les mêmes choses et deuxièmement, faciliter les traductions de textes administratifs, juridiques, économiques, politiques, etc. La deuxième Session de l’année 2012 tenue à Lomé du 18 au 22 décembre 2012 a même décidé de la méthodologie pour élargir le vocabulaire : procéder par : i- l’équivalent du mot étranger en kabiyè ; ii- l’emprunt et iii- la description du phénomène. L’objectif général de la présente Session est donc d’adopter un répertoire de nouveaux mots kabiyè à mettre à la disposition des usagers de la langue. Les objectifs spécifiques sont de parcourir les documents existants sur l’évolution du vocabulaire, répertorier et capitaliser le vocabulaire existant, valider les nouveaux mots arrivés dans la langue, étudier les modalités de révision du dictionnaire kabiyè-français, français-kabiyè, étudier les ambigüités de sons allongés en finale des mots à la lumière des pronoms relatifs, démonstratifs et interrogatifs.
L’Académie Kabiyè poursuit la fixation de la langue et adopte de nouveaux mots
La première Session de l’Académie Kabiyè de l’année 2014 a eu lieu du 07 au 11 juillet 2014 à son siège de Kara, Quartier Agamadè. La Cérémonie d’ouverture a été présidée le 07 juillet 2014 par le Préfet de la Kozah, le Colonel Hemou Padibawou BAKALI, en présence du représentant du Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, Prof. Balamwé TCHAKPELE, Président de l’Université de Kara. Le thème de la session est : Fixer la langue ; valider les nouveaux mots (suite). Le premier à prendre la parole, le Président de l’AK, M. Tchao ALAYI, a présenté le contexte de la session qui, a-t-il dit, se situe dans la continuité de la fixation de la langue. Le représentant du Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, Prof. Balamwé TCHAKPELE, Président de l’Université de Kara, dans une improvisation magistrale en kabiyè, a remercié, félicité et encouragé les membres de l’Académie pour les efforts louables et les sacrifices qu’ils consentent pour le développement de la langue nationale kabiyè. Il a salué la ténacité du Président de l’AK qui s’est engagé à faire rayonner les langues nationales. Le Préfet de la Kozah, le Colonel BAKALI, dans son discours d’ouverture, s’est félicité de la tenue de la session à Kara. Il a affirmé que c’est un retour aux sources. Il a honoré la mémoire de GNASSINGBE Eyadèma qui, a-t-il dit, a en son temps, senti venir les menaces de disparition de nos langues, de nos coutumes et de nos traditions. En conséquence, il a lancé une politique de promotion et de pérennisation de nos richesses culturelles dont l’épine dorsale est les langues du pays. Il a également loué le gouvernement sous l’autorité de Faure GNASSINGBE qui place les langues nationales au cœur de sa politique de développement. Une photo de famille a mis fin à la cérémonie d’ouverture. L’Académie Kabiyè, réunie en sa première session ordinaire de l’année 2014, du 07 au 11 juillet 2014 à son siège régional de Kara, en considérant que le territoire situé dans la région de la Kara, notamment dans les Préfectures de la Kozah et de la Binah, est appelé pays kabiyè, qu’en dehors du foyer originel, l’aire d’extension du Kabjyè est certes discontinue mais l’appellation de l’homme et de sa langue est la même, en s’appuyant sur les multiples et différentes appellations du territoire, de la langue et des habitants, l’endoglossonyme de cette réalité démographique est Kabɩyɛ Rappelle que l’unique dénomination du kabiyè est l’endoglossonyme : kabɩyɛ. D’autre part, dans cette mêmelogique, l’Académie rappelle que Kabiyè s’écrit kabɩyɛ en kabiyè et kabiyè en français et dans toutes les autres langues du Togo, d’Afrique et du monde. Bref, « Le pays, les habitants et la langue s’écrivent, se lisent et se disent : kabɩyɛ ou kabiyè ». En conséquence, « Toute appellation officielle contraire à cette décision est inappropriée ». L’Académie Kabiyè invite les hommes politiques, les acteurs économiques, les acteurs des médias publics et privés, les acteurs de tous les secteurs socio-professionnels de la vie nationale togolaise à respecter cette appellation dans l’usage au quotidien de ce vocable. L’Académie a enfin décidé de la publication progressive du vocabulaire adopté sur le site Internet et dans les médias. Elle a poursuivi le débat sur l’application des tons dans l’écrit.
Le Bureau de l’Académie Kabiyè s’est réuni à Blitta en novembre 2013
Le Bureau Exécutif l’Académie Kabiyè a tenu l’atelier de définition des priorités de la deuxième session ordinaire de l’AK du 05 au 08 novembre 2013 à Blitta. Les travaux ont eu lieu sous le thème Les conditions de travail efficace de l’académie et ont eu lieu au Centre de rencontres et de loisirs Boyila à Blitta Carrefour (Blitta Centre de rencontres et de loisirs Boyila, Blitta Carrefour (Blitta-Village). L’ouverture a eu lieu le mercredi 06 novembre 2013 et la cérémonie a été présidée par le Préfet de Blitta M. BATOSSA. Au cours de cette cérémonie, le Président de l’AK a remercié le Préfet pour son appui dans l’organisation pratique de cet atelier à Blitta. Il a rappelé les missions de l’académie qui sont entre autres la codification et la promotion du kabiyè. Il a enfin rappelé l’importance qu’accorde le Chef de l’Etat aux langues du Togo. Dans son mot d’ouverture, le Préfet M. Batossa, a félicité et remercié le BE/AK dans le choix de Blitta pour le présent atelier et souhaité que l’histoire retienne que « du haut de Blitta des travaux ont été faits pour le rayonnement du kabiyè ». Il a ensuite félicité l’AK pour ses actions qui contribuent à rendre vivace la langue et maintenir la flamme des recherches. « A travers cela c’est la survie de nos cultures qui est en jeu puisque c’est la langue qui véhicule la culture et une langue qui ne s’entretient pas s’étiole et tombe dans les oubliettes » a affirmé le Préfet. Il a remercié le Chef de l’état « qui ne ménage aucun effort lorsqu’il s’agit des langues et cultures du terroir ». Evoquant l’émission « Bien parler kabiyè » à Radio Kara, il a dit qu’il l’écoute avec grand plaisir et constate qu’elle contribue à « la langue soutenue ».